Super, ihr habt den Hinweis zur Öffnung des Ausgangs gefunden:



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Dies ist der Hinweis damit ihr das Lösungswort-Anagram, also die drei Blöcke, übersetzen und korrekt anordnen könnt! Googelt einfach den folgenden Begriff: "l337 sp34k", um zu verstehen was die  Textzeichen bedeuten. Wenn ihr die Blöcke aus den drei Kompetenz-Checks richtig angeordnet habt, habt ihr das Lösungswort für den Ausgang aus dem Escape-Room! Ihr braucht das Lösungswort nicht zu übersetzen sondern sollte es in der l337sp34k Variante eingeben.

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Perspectives francophones

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Dans le téléfilm Baisers cachés, diffusé le 17 mai 2017 sur France 2 à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie qui est célébrée depuis 2005, le réalisateur Didier Bivel raconte l’histoire de deux adolescents, Nathan et Louis, et retrace le douloureux chemin de leur coming-out.

Didier Bivel élabore ici un scénario dans sa totalité tout à fait authentique et contemporain dont le déclenchement est une photo propagée sur les réseaux sociaux sur laquelle les deux garçons s’embrassent. Nathan étant parfaitement visible sur la photo, ses camarades d’école vont à la chasse pour trouver l’identité de l’autre garçon. Cette première partie du film contient des scènes de « flash-back » où le spectateur apprend progressivement, comme dans les films policiers, ce qui s’est passé pendant la soirée en question.

Baisers cachés sait toucher son public, par son authenticité émouvante, en présentant la situation à laquelle beaucoup de personnes avec une identité opposée à l’hétéro-normativité se voient confrontées sur leur chemin vers l’acceptation de cette identité, par elles-mêmes ainsi que par la société, tout en révélant les nombreuses craintes ressenties par ces personnes avant qu’elles aient le courage de se déclarer : les attentes hétéro-normatives de la société dont les conséquences sont la négation de leurs identités envers soi-même ainsi que l’entourage ; une vie en secret ; un coming-out forcé ; la pression ; l’isolement familial et social ; la violence physique et psychologique. Dans le film, ces craintes sont encadrées et perpétuellement renforcées  par l’entourage partiellement hétéro-normatif et partiellement homophobe, qui permet de saisir toute la variété du comportement envers l’homosexualité et les préjugés que nous connaissons bien : la sexualité peut être identifiée de l’extérieur ; la sexualité est un choix de vie ; l’homosexualité n’est qu’une phase ou même un maladie qui peut être guérie ; l’amour non-hétérosexuel n’est pas comme l’amour « normal » ; l’homosexualité est considérée comme un crime dont on peut être accusé et qu’on doit avouer ; la question de savoir si « pédé » est une insulte ou un mot anodin ; le besoin de prouver son hétérosexualité ; la réputation et la fatalité d’avoir un enfant homosexuel ; le refus de permettre aux homosexuels de mener une vie normale ou même la négation de la discrimination sexuelle dans la société.

Autant le spectateur est déçu par le comportement et par le manque d’intervention du système éducatif par rapport aux discriminations envers Nathan, autant il sera ému au fur et à mesure que l’histoire progresse. D’un côté, il peut observer l’évolution de certains personnages tout au long de l’histoire. De l’autre, le film est doté d’un nombre de scènes-clés, qui soit montrent les moments clés de cette évolution, soit réussissent à surprendre et à bouleverser le spectateur : Nathan qui se fait battre brutalement par son premier amour Louis ; le père de Nathan qui le retrouve dans sa chambre complètement atterré, le visage tout ensanglanté ; le cours de maths suivant dans lequel les nouvelles de ces événements amènent la prof à une décision à la fois extrêmement courageuse et inattendue ; les cris et les coups du père qui tombent sur Louis lors de l’entraînement de boxe après qu’ il a appris l’homosexualité de son fils ; l’isolement familial complet de Louis qui l’amène à vouloir mettre fin à ses jours parce qu’il ne se croit plus aimé par personne au monde ; Louis au bord du toit, prêt à sauter ; la mère de Louis qui défonce la porte de la chambre de Louis après que son père l’y a enfermé ainsi que la confrontation entre les deux parents qui suit. Si toutes ces scènes-clés savent provoquer des émotions très profondes chez le spectateur, c’est grâce aux performances remarquables des acteurs et des actrices qui incarnent leurs personnages de façon très convaincante et qui font passer des émotions sincères et une ambiance authentique. Ce n’est pas que grâce au sang que nous voyons les blessures non seulement physiques chez Nathan, causées par l’homme qu’il aime. Catherine Jacob, qui joue le rôle de la professeur de maths de Nathan, nous fait ressentir la même consternation que la prof quand elle se rend compte de ce qui est arrivé à son élève. La détermination se voit dans la mimique de la mère de Louis quand elle veut libérer son fils. Ce bouleversement ressenti par le spectateur lui fait complètement ignorer s’il y existe des points un peu moins réalistes. Un cours de maths peut-il vraiment être aussi court que dans le film ? Les garçons qui ont battu Nathan reçoivent-ils une punition ?

Malgré tous les préjugés exposés dans le film, Didier Bivel a apporté le plus grand soin à ne pas les confirmer en élaborant les personnages de Nathan et de Louis. De ce fait, il permet au film de critiquer l’image habituelle de l’homosexualité.  Par exemple, le personnage de Louis, boxeur couronné de succès, fournit la preuve qu’un sportif homosexuel peut s’imposer face à ses concurrents hétérosexuels, contrairement au discours homophobe qu’on entend trop souvent dans le monde du sport.