Super, ihr habt den Hinweis zur Öffnung des Ausgangs gefunden:



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Dies ist der Hinweis damit ihr das Lösungswort-Anagram, also die drei Blöcke, übersetzen und korrekt anordnen könnt! Googelt einfach den folgenden Begriff: "l337 sp34k", um zu verstehen was die  Textzeichen bedeuten. Wenn ihr die Blöcke aus den drei Kompetenz-Checks richtig angeordnet habt, habt ihr das Lösungswort für den Ausgang aus dem Escape-Room! Ihr braucht das Lösungswort nicht zu übersetzen sondern sollte es in der l337sp34k Variante eingeben.

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Perspectives francophones

« Kolonialwaren » – magasin à Hambourg
Photo: Wiebke A.

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„Franzbrötchen“, „Alsterpavillon“ ou „Rotspon“ : la France est visible partout dans notre vie quotidienne à Hambourg. Mais à part ces vestiges assez connus, on trouve par ailleurs d’autres traces françaises, par exemple dans l’histoire de notre port géant – et dans les biographies et l’origine de la richesse de plusieurs familles de commerçants hambourgeois.

Le port de Hambourg existe depuis environ 1189, mais ce n’est qu’à partir du 15ème siècle qu’il commence à importer et vendre du sel et du vin venant de la France. 

Dès le début du 16ème siècle existe une liaison fréquente entre le port de Hambourg et celui de Rouen, en Normandie. C’est aussi à cette époque-là que beaucoup de huguenots viennent s’installer à Hambourg et avec eux s’établit une relation étroite entre la ville hanséatique et une ville française : Bordeaux. Malgré les relations de plus en plus étroites entre Hambourg et la France, les Hollandais restent néanmoins les plus présents dans les ports français.

1672 est l’année qui change tout : pendant la guerre franco-hollandaise, les Hollandais perdent leur influence sur les commerces de Bordeaux. La neutralité de la ville de Hambourg lui permet de sortir gagnante de ce conflit. Hambourg devient une concurrence pour les commerçants hollandais et est nommée « la petite Amsterdam du Nord ». En 1655 naît le premier contrat commercial entre la France et trois villes hanséatiques : Hambourg, Brême et Lübeck. 

En 1714, la ville de Hambourg reçoit même une lettre du roi Louis XIV débutant par les mots « Très chers et bons amis … » et expliquant que la France est heureuse d’annoncer l’installation d’un ambassadeur à Hambourg. Les relations diplomatiques entre Hambourg et la France sont nées.

Le 1er avril 1769 est signé, sous le règne de Louis XV, un Traité de Commerce entre la France et la ville de Hambourg, et ce document marque la naissance d‘une relation commerciale qui dure jusqu’aujourd’hui : la France est aujourd’hui encore le partenaire commercial le plus important du port de Hambourg – avant la Chine, les Pays-Bas, la Grande Bretagne et les États-Unis.

 La ville de Hambourg n’a jamais connu de noblesse royale, mais le succès du port a créé une autre forme de noblesse : la noblesse hanséatique. Beaucoup de familles hambourgeoises travaillaient dans l’export et l’import des produits venant d’outremer, parmi lesquels se trouvaient aussi des produits coloniaux. D’après Jürgen Zimmerer, professeur à l’Université de Hambourg et chef du projet Hamburgs (post-) koloniales Erbe/Hamburg und die frühe Globalisierung, Hambourg était la ville allemande qui a le plus  profité  de la colonisation et qui a été le plus intensivement impliquée  dans le colonialisme européen – grâce à son port, „porte ouverte vers le monde“. Entre 1730 et 1740, Hambourg est un partenaire commercial de premier plan pour les produits coloniaux français. 

Pour certaines familles hambourgeoises, la colonisation a permis d’établir une fortune colossale. Ainsi, Heinrich Carl von Schimmelmann exportait des armes et de l’alcool produit à Hambourg vers les pays africains, et en contrepartie, il transportait des esclaves vers les colonies européennes. La compagnie Jantzen & Thormählen dirigeait la plus grande plantation d’Afrique de l’Ouest, au Cameroun.

Jusqu’aujourd’hui, on peut trouver ces traces de la colonisation à Hambourg, par exemple dans le noms des rues, mais aussi dans les musées. Le président français Emmanuel Macron a annoncé sa volonté de restituer aux pays africains les biens culturels pillés pendant la colonisation et avec cette annonce, il a aussi généré une certaine pression sur les musées allemands. 

Dans le Museum für Kunst und Gewerbe, on trouve ainsi actuellement trois bronzes du Bénin qui ont été dérobés pendant la colonisation et qui ont été achetés par Julius Brinkmann, le premier directeur du musée. Mais aujourd’hui, il n’a pas été décidé de restituer ces bronzes au Bénin, mais de les garder dans le musée.

Nous voici arrivés au terme de notre petite excursion dans l’histoire franco-hambourgeoise. On a vu l’évolution de la relation commerciale entre notre port et ceux de la France, on a pu évoquer l’implication de la ville de Hambourg dans le colonialisme européen : l’histoire franco-hambourgeoise est en effet fortement liée à la colonisation. 

Cet article a été rédigé par Wiebke A., étudiante en Master de Pédagogie spécifique et de français à l’Université de Hambourg.

Un travail réalisé dans le cadre du projet “Französisch auf der Spur: Digitale Schnappschüsse an der Universität und in der Stadt”, avec le soutien du Jubiläumsfonds de l’Université de Hambourg, qui fête ses 100 ans en 2019.

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